Fondée en 1921, l’entreprise Lepère Oursport incarne depuis plus d’un siècle une aventure familiale et industrielle au cœur du Béarn. Reprise aujourd’hui par deux frères, Bertrand et Edourad Lepère, la manufacture de Nay continue de produire des vêtements en matières nobles, tout en affirmant un choix fort : fabriquer localement, sans renoncer à une portée internationale.
Une entreprise familiale ancrée dans l’histoire
"Je suis co-gérant des établissements Lepère avec Edouard, mon frère", explique Bertrand Lepère. "C’est une entreprise qui a plus de 100 ans puisqu’on a été créée en 1921 par notre grand-père". D’abord teinturiers, les établissements Lepère évoluent au fil des décennies. "En 1998, on a racheté un client qui fabriquait des polos de rugby, et on s’est mis à en produire nous-mêmes", raconte le co-gérant. Broderie, sportswear prêt-à-porter et vêtements de caractère suivent, toujours avec la même exigence : "du 100 % coton, du 100 % laine, fabriqué 100 % en France".
Produire en Béarn, rayonner dans le monde
Si les vêtements Lepère Oursport sont confectionnés à Nay, ils voyagent bien au-delà des frontières. "On a des clients partout dans le monde, notamment au Japon", précise Bertrand Lepère. Des marinières, polos en lin et tissus à rayures quittent ainsi le Béarn pour l’Europe, les États-Unis ou l’Asie.
Pour autant, la question de la délocalisation ne se pose pas. "Beaucoup m’ont dit : pourquoi vous n’allez pas faire fabriquer ailleurs ? Je leur ai répondu : pour rester en Béarn, travailler en Béarn, vivre en Béarn, été comme hiver, chez nous". Un choix assumé, rendu possible par le savoir-faire des salariés.
"Ce sont de vrais couturiers, de vrais tricoteurs, de vrais teinturiers", souligne-t-il.
Contrairement à la production industrielle automatisée, ici chaque pièce est réalisée de A à Z sur place. "On fabrique le produit de A jusqu’à Z : le tissu, la coupe, la fabrication. Tout est fait chez nous."
Dans les ateliers de Lepère Oursport, les machines tournent et les gestes se transmettent, jour après jour. Un travail discret mais essentiel, qui permet à cette entreprise centenaire de rester fidèle à son identité, tout en faisant rayonner le savoir-faire béarnais bien au-delà de Nay.
Un reportage de Lola Berdos pour Pontacq Radio.
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